Genèse du spectacle
PROJET
Depuis des années, le conteur Jean-Claude Botton promène dans ses valises les
poèmes de Gaston Couté et de Federico García Lorca...
Depuis des années il a envie de servir ces auteurs, de donner vie à leurs textes à sa
façon à lui, à la façon d'un conteur ... Depuis le début il entend au-delà des mots de l'un
et de l'autre des notes de guitare, pas du tout par souci d'une quelconque "espagnolade"... simplement pour que d'autres cordes puissent vibrer avec ses propres cordes vocales... Et pour cela il s'est naturellement tourné vers son ami des chemins, son frère de
route, l'accompagnateur rêvé de tant de conteuses et de conteurs... Jean-Louis
Compagnon !
PAS A PAS
L'idée fait son chemin, la première écriture apparaît en Avril 2008 à Huelgoat, lors d'une "résidence d'écriture". Jean-Louis et Jean-Claude partagent ensuite avec Michèle
Bouhet une création dans les Deux-Sèvres en Juillet 2008. Et ce spectacle (Témoins pas
sages) est le dernier tremplin : en Septembre, premier atelier de création, les mots, les
notes, les deux poètes surtout : Quelle force ! Quelle subtilité !
Et comment répondre à la question tant de fois entendue : mais comment vas-tu faire
pour réunir deux univers aussi différents ? Lorca tellement aérien, tellement habité par la
lune et Couté l'homme de la terre... Couté et les luttes sociales côtoyant le Lorca des
milieux intellectuels...
Mais là il faut laisser faire les poèmes, les mots, les notes de Jean-Louis qui éclairent les
textes d'un jour nouveau, mettant en lumière des orientations inaperçues pour entrevoir
les convergences, les rapprochements, les oppositions aussi, pour que la rencontre ait
lieu !
Car maintenant c'est sûr, elle aura bien lieu !!!
LA RENCONTRE, ou plus exactement les rencontres...
La rencontre artistique du musicien et du conteur.
Plus encore, la rencontre des deux poètes et de leurs deux destins parallèles,
marqués par deux morts prématurées à 31 ans pour l'un et à 38 ans pour l'autre.
Et s'il fallait encore chercher d'autres rencontres, il y aurait celle, improbable, d'une
langue espagnole totalement maîtrisée et du patois du Val de Loire viscéralement
inspiré. Et de cette rencontre-là jaillit un langage esthétique et universel au service
duquel les deux artistes se confrontent ! |